Le pitch
Je me suis dit qu'après que tous les grands noms qui ont contribué à faire de "l'Affaire de l'Acteur Russe" un drame national aient donné le leur, et puisqu'on me le demandait avec autant d'insistance, je me devais, à mon tour, de faire partager mon avis sur l'actualité. L'histoire en elle même, si elle ne présente que peu d'intérêt en ce qui concerne le protagoniste - il ne s'agit après tout que d'un banal cas d’exil fiscal rendu bankable par la personnalité de l’intéressé - se distingue en revanche, par les déclarations de ses seconds rôles, et en particulier celles que j'aimerais mentionner ici parce que leur portée me semble être passée injustement inaperçue.
Résumons brièvement (ce qui n'est pas mon fort, on l'aura compris):
- Depardieu: "Sarko c'est mon pote, j'ai pas envie de payer d'impôts, je me barre avec mon oseille"
- Ayrault: "Minable !"
- Depardieu: "C'est toi le minable ! puisque c'est comme ça, je me barre chez mon autre pote Poutine parce que là bas, au moins, c'est une vraie démocratie !"
- Torreton: "Non, non, il a raison, c'est toi qu'est minable !"
- Deneuve: "Gégé, c'est mon pote, donc Torreton, t'es rien qu'un jaloux."
- Les autres: "Enculé ! Pédé ! Non c'est pas moi, c'est toi ! Miroir !"
Jusqu'ici, les citations sont apocryphes dans un but évident de vulgarisation, la profondeur des propos réellement tenus étant trop technique pour mon lectorat (avec lequel je refuserai bien entendu de partager ma fortune, lorsqu'il aura enfin eu le bon goût de bien vouloir la faire). La citation suivante, de Mme Deneuve, provient en revanche d'une source sûre, puisqu'il s'agit de Libération ("pun intended" comme on dit dans le Bouchonnoix):
"L’homme est sombre, mais l’acteur est immense et vous n’exprimez finalement que votre rancœur [...] Qu’auriez vous fait en 1789, mon corps en tremble encore !"
Catherine Deneuve, "Libération", le 21/12/12
