Ces déclarations charmantes du ministre de la culture français, Catherine Albanel :
Christine Albanel a néanmoins admis qu'elle avait
peur de l'idée de gratuité de la culture.C'est lourd de conséquences, estime-t-elle. On ne peut pas lutter contre le piratage et lier le concept de gratuité et de culture.(LEMONDE.FR du 13.09.07)
J'adore la peur de la gratuité de la culture
, qui n'est pas sans rappeller une autre intéressante citation :
Wenn ich Kultur höre ... entsichere ich meinen Browning(Thiemann, dans l'Acte 1, Scène 1 de Schlageter de Hanns Johst)
Qui peut se traduire ainsi : Quand j'entends (le mot) culture, je défais le cran de sureté de mon Browning
. Soit dit en passant, cette citation est souvent attribuée, mais de façon érronée (rien à voir avec Herr René), à Hermann Goering.
Je me suis demandé par ailleurs pour quelle raison des officiers allemands disposeraient d'un ... Browning, arme américaine a priori ? Après un peu de recherche, il s'agit vraisemblablement du Colt M1911, effectivement crée par John Browning. En fait, avant la seconde guerre mondiale, un certain nombre de ces colts furent produits dans une fabrique d'arme norvégienne sous l'appelation de Kongsberg Colt. Avant la guerre, la production était minimale, mais elle augmenta sous l'occupation allemande. Bref, voilà peut-être pourquoi Friedrich Thiemann parle de son Browning et pas de son Mauser C96...
On notera au passage, qu'il est fort peu probable que le héros de bande dessinée Durango ait pu possèder un Mauser C96, puisque celui ci n'a été produit, comme son nom l'indique, qu'à partir de 1896 (à rapprocher des dates de la guerre civile américaine, 1861–1865).
Celà dit, peut-être que je m'avance un peu et que l'amérique n'était pas aussi parfaitement civilisée en 1896 qu'elle l'est aujourd'hui, je laisse cette dernière question à votre sagacité (en exercice).
Ah, mais il fait un temps superbe, il serait probablement plus indiqué d'en profiter. Je clos donc ce chapitre bien guerrier (c'est dire ce que m'inspire la politique française), et vais voir dehors si j'y suis.